Collectif National
des Groupements
de Pharmaciens d’Officine
 
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  • Présentation
  • Editorial

Le CNGPO offre un maillage territorial particulièrement adapté à la régionalisation de notre politique de santé, et représente aujourd'hui près de 65 % du chiffre d’affaires total de la profession.

Dès sa création en 2002, notre association s'est donnée pour ambition de faire évoluer la profession de pharmacien d'officine, de mettre en exergue le rôle stratégique des groupements dans le circuit de distribution du médicament et d'offrir à tous une vision prospective en réponse aux enjeux économiques et de santé publique.
En juin 2006, nous avons décrit et anticipé, dans notre livre blanc "Officine 2010", la nécessaire adaptation de notre profession face aux contraintes économiques, politiques et juridiques.

Cinq ans après, nous pensons plus que jamais indispensable de nous donner les moyens de mener à bien les défis qui nous ont été lancés :

  • savoir adapter notre réseau officinal pour le renforcer dans un contexte de difficultés de trésorerie, de vieillissement démographique et de déficit croissant des finances sociales.
  • savoir donner un contenu concret aux "nouvelles missions officinales" et aux expérimentations de coopérations territoriales de santé souhaitées par la loi HPST.
  • faire partager l'expérience des groupements et leur réflexion novatrice sur l’organisation de l’officine en vue de mieux satisfaire les attentes du patient dans un environnement de plus en plus concurrentiel.

Dépistage des facteurs de risque cardiovasculaire...
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 Osez proposer un acte valorisant pour tous les pharmaciens

Avec la réorganisation du système de soins sous-tendue par la loi hôpital Santé Patients Territoire, nos missions officinales voient leur champ d’action s’élargir radicalement. La valeur ajoutée du pharmacien d’officine, professionnel de santé, jusqu’à présent ignorée, est enfin portée sur le devant de la scène.

Désormais, il est officiellement reconnu que le pharmacien d’officine contribue aux soins de premiers recours, participe à la coopération entre professionnels de santé, aux actions de prévention et de dépistage, d’éducation thérapeutique et d’accompagnement des patients. Cette place privilégiée de l’officine nous amène à repenser profondément notre organisation professionnelle et à adapter en conséquence les services complémentaires que nous pouvons proposer au quotidien afin de satisfaire à la fois nos « clients » et les autorités de Santé.

Le dépistage des facteurs de risque cardiovasculaire lancé par le CNGPO le 18 janvier 2011 répond pleinement à cette évolution. Soutenue par Allianz et 8 laboratoires*, cette opération pérenne est ouverte à tous les pharmaciens. Elle s’adresse à des personnes a priori en bonne santé et n’interfère donc pas sur le pré carré du médecin ou du laboratoire pharmaceutique.

Ce nouveau service concrétise un nouvel acte pharmaceutique à part entière, bien défini, protocolisé, valorisant et évalué. Il permet ainsi de mieux positionner les pharmaciens dans leur rôle d’acteurs de Santé tout en leur apportant une nouvelle source de rémunération dans une période où l’économie de l’officine est fragilisée.

Notre métier connaît aujourd’hui un changement sans précédent. Nous devons saisir cette opportunité, et comptons sur vous pour que le pharmacien d’officine devienne l’acteur incontournable de la prévention et du dépistage.

Pascal LOUIS

* Biogaran, Hartman, Mylan, Novartis, Roche, Teva, Urgo, Upsa

Pour vous inscrire : www.depistage-officine.com

 
 
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  Agenda/News
Une expérimentation de service réméunéré par l'ARS de la région PACA 14/11/11
La première opération de service, soumise par les unions régionales de pharmaciens et validée par l’Agence Régionale de Santé (ARS), débute le 14/12/11 dans 35 officines de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle concerne le dépistage du diabète chez les personnes de plus de 45 ans, en surpoids et n'ayant pas vu leur médecin depuis plus d'un an. Le dépistage consiste en une prise de tension, le calcul de l'indice de masse corporelle et la mesure de la glycémie. A la fin du rendez-vous, le pharmacien rempli une fiche patient. Si le test est positif, le patient est dirigé vers son médecin. Un suivi de patient est ensuite effectué par le pharmacien. Pour effectuer ce dépistage, le pharmacien doit suivre une formation. Ce service au patient est rémunéré directement l'agence régionale de santé (ARS) via un forfait de 100 euros par mois pour dix dépistages.
À quoi ressemblera l’offre de santé en France dans vingt ans ? Conférence CAS 5/12/11
Le Centre d'Analyse Stratégique (CAS) propose deux leviers d’action possibles :
- la coopération entre les professionnels de santé pour développer de nouveaux modes d’exercice collectif et opérer entre eux des transferts d’activité afin d’optimiser la production de soins,
- la télésanté, ou production de soins à distance.
PLFSS 2012 : En route pour la rémunération des nouveaux services 29/11/11
Le Parlement vient d'adopter le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2012. Ce texte introduit la tarification des honoraires de dispensation pour les pharmaciens (article 74). Il mentionne également une rémunération pour de nouveaux services dont notamment le dépistage, la prévention et l'accompagnement de patients chroniques. Les modalités de cette nouvelle rémunération seront discutées dans le cadre de la convention avec l’assurance-maladie. Elles entreront en vigueur après l’approbation de la convention dans un délai de six mois minimum .
Trois autres mesures concernent les pharmaciens et sont relatives au regroupement d’officines. Il s'agit du relèvement de 3 500 à 4 500 du nombre d’habitants nécessaire pour l’ouverture d’une pharmacie supplémentaire, dans une commune où une officine est déjà installée ; du passage de 5 à 12 ans du gel de licence après regroupement ; et de l'instauration d’une procédure de rachat-destruction de licence, après avis de l’Agence régionale de santé (ARS).
Participation du CNGPO à la Journée Qualité de l'Ordre 11/10/11
Pour le CNGPO, s’engager dans une démarche qualité est une nécessité. L’intérêt de la démarche qualité est double. Il s'agit premièrement de conforter l’existant des pratiques (délivrance des ordonnances, conseils prodigués aux patients, accompagnement de ces mêmes patients) via un référentiel métier spécifique et préparer l’avenir. Le second intérêt consiste à fournir une prestation de qualité pour le patient qui justifierait de rémunérations supplémentaires, mais néanmoins légitimes, avec l’application d’un protocole. Enfin, la mise en place d’une démarche qualité permettrait de mieux organiser et de faciliter la coopération entre professionnels de santé. Elle assurerait enfin une formalisation des relations entre les pharmacies et l’hôpital.


 
 
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